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jpeg ou RAW?

Quelquefois, les planètes sont bien alignées!  Il y a quelques jours, j’ai reçu un courriel de Suzanne.  Elle me demandait si, dans le prochain atelier de Lightroom, j’aborderais les raisons pour lesquelles on devrait utiliser Lightroom plutôt que Photoshop.  Je me suis dit « quel beau sujet pour une première chronique technique ».  Et voilà, le bal est parti…  Merci Suzanne pour le petit « kick » de démarrage.

Cependant, comme son titre l’indique, cette première chronique de la série ne porte pas sur la question de Suzanne.  Désolé Suzanne, tu ne perds rien pour attendre, je répondrai à ta question dans la deuxième chronique.

En rassemblant mes idées pour répondre à la question de Suzanne, il m’a plutôt semblé utile de commencer par expliquer la prise de vue en RAW, avant de discuter de la pertinence d’un logiciel plutôt que d’un autre pour en faire le traitement.  Donc, la première question à laquelle je cherche à répondre dans cette série d’articles techniques est : Prise de vue jpeg ou prise de vue RAW?

  • Si l’on choisit d’y aller en jpeg à la prise de vue, l’appareil photo effectuera un prétraitement et ajustera la saturation, le contraste et d’autres paramètres en fonction des réglages sélectionnés.
  • Si l’on choisit d’y aller en RAW à la prise de vue, l’appareil photo ne fera aucun prétraitement.
  • Il en résulte que, directement au sortir de l’appareil photo, la photo jpeg est souvent plus intéressante que la photo RAW.
  • Par ailleurs, la lecture d’un fichier RAW requiert l’acquisition d’un logiciel de développement des RAW; un « déRAWtiseurs »!
  • Donc, si le photographe ne possède pas de logiciel qui permet de développer des RAW et l’ajustement des images, il devra travailler en jpeg.
  • Une autre raison de travailler en jpeg est la nécessité de disposer de photos acceptables dans un délai très court.
  • L’appareil faisant déjà un prétraitement, les images seront à toute fin utile disponibles à l’instant même où le photographe appuiera sur le déclencheur; une telle exigence est souvent celle du photographe de presse.
  • Cependant, dans le monde de la photographie numérique, il y a un quasi consensus que la photo requiert presque toujours du travail d’ajustement après la prise de vue.
  • Donc, généralement, que la prise de vue se fasse en jpeg ou en RAW, certains ajustements additionnels sont à toute fin utile inévitables.
  • Pour effectuer ces ajustements, le photographe devra nécessairement acquérir un logiciel de traitement, et comme ces derniers sont également des « déRAWtiseurs »… à partir du moment où il en fait l’acquisition, il aura donc avantage à faire ses prises de vue en RAW.
  • Voici pourquoi.  Si la prise de vue a été faite en jpeg, les performances du logiciel de développement sont très limitées.
  • Il en est ainsi car les fichiers jpeg contiennent moins d’information (256 niveaux de luminosité enregistrés à chaque pixel) que les fichiers RAW (selon l’appareil, plus de 4096 niveaux de luminosité sont enregistrés à chaque pixel).
  • Comme le fichier jpeg comprend au moins 16 fois moins d’information que le fichier RAW c’est comme si vous vouliez sculpter une statue à partir d’une statue existante.  Les possibilités qui s’offrent à vous sont alors très limitées.
  • Or avec un fichier RAW c’est comme si vous vouliez sculpter une statue à partir d’un bloc de forme cubique.  Les possibilités d’exercer votre créativité en sont décuplées.
  • La plupart des logiciels de traitement (et de développement) permettent de travailler sur les fichiers jpeg ou RAW; c’est le cas des logiciels Lightroom, Aperture et Camera Raw (fourni avec Photoshop); mais il faut savoir qu’il en existe une myriade d’autres.
  • Si l’on est d’allégeance ADOBE on peut, comme Suzanne, se demander s’il vaut mieux y aller avec Lightroom ou avec Photoshop.
  • Pour savoir ce que j’en pense, je vous invite à lire ma prochaine chronique technique.  Elle devrait être en ligne d’ici quelques jours!

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