Archive for février, 2013

310 km plus 310 km

Ferme de recherche de Normandin

 

Voyage éclair à Normandin, du côté Nord-Ouest du Lac Saint-Jean.  Cliquez pour voir l’ordre du jour! (suite…)


C’est beau l’hiver

C'est beau l'hiver

Lorsque je regarde cette photo je me sens aspiré hors de la frénésie du quotidien.  (suite…)


LR-4 Appliquer des pré-réglages à l’importation

CapsuleTechnique

 

Nous avons eu un atelier fort intéressant le week end dernier où j’ai présenté un survol de Lightroon 4.  Du moins j’espère qu’il a été intéressant pour les participants.  Pour moi il l’a été du point de vue de l’intérêt et de l’attention qui a été omniprésent dans la salle tout au long de la journée; même si la fatigue s’accumulait de manière exponentielle vers la fin de l’après midi.

Je me rends compte que malheureusement j’avais pris la bouchée un peu trop grosse et qu’il a fallu accélérer le pas en après midi pour passer à travers tout le programme.  Il en résulte probablement que certains concepts ont été présentés trop rapidement pour être bien absorbés.  Je suis donc content que nous puissions poursuivre les discussions en ligne via courriel et le présent blogue.

J’ai déjà répondu à une question par courriel et voici la première à laquelle je vais répondre sur le blogue : « Est-il possible de faire en sorte que lorsque j’importe mes photos de la carte que la correction de l’objectif soit appliquée dès cette étape pour toutes les photos que j’importe, plutôt que d’aller le faire à la pièce, dans le module développement? »

Premièrement souvenez-vous que le bouton précédent situé au bas du panneau de développement peut être utilisé pour rapidement appliquer les paramètres de développement d’une photo à l’autre.

Souvenez-vous aussi que tous les objectifs ne sont pas reconnues alors vérifiez si les vôtres le sont.  Si l’un de vos objectifs ne l’est pas; vous devrez vous rappeler d’aller faire cet ajustement manuellement lorsque vous importerez une photo prise avec cet objectifs.

Pour la procédure reliée spécifiquement à la question plus haut elle est assez simple malgré tout. Vous y arriverez en 6 étapes :

1)    Assurez-vous d’abord que vos objectifs sont reconnues automatiquement.  Ensuite ouvrez une photo RAW.

2)    Dans le module développement effectuez la correction de l’objectif.  Tant qu’à y être je vous suggère non seulement d’activer la correction de profil (sous profil) mais aussi de supprimer les aberrations chromatiques (sous couleur).  Et!  Puisque vous y êtes, pourquoi ne pas ajuster aussi le profil de l’appareil photo (Étalonnage de l’appareil photo / Profil / Votre choix préféré).

3)    Ensuite, à gauche, toujours dans le module développement, appuyez sur le plus situé à la droite de l’entête des Paramètres prédéfinis. La fenêtre suivante va apparaître.  Choisissez Ne rien sélectionner, puis sélectionnez : Corrections du profil d’objectif; Aberration chromatique; et étalonnage.  Notez que la version du processus demeure toujours cochée car il n’y a pas de raison de ne pas utiliser le processus le plus récent.  Sauvegardez ces paramètres tel qu’illustré au haut de la figure en leur donnant un nom représentatif (dans cet exemple j’utilise Profil+Abberations+Lentille) et en le plaçant dans le dossier Paramètres prédéfinis de utilisateur.

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4)    Ensuite vous accédez au module bibliothèque, puis à l’interface d’importation.

5)    Du côté droit, vous trouverez l’entête des éléments à appliquer durant l’importation.  Juste au dessus des paramètres de métadonnées (droits d’auteurs) vous trouverez un menu qui vous permet d’appliquer un paramètre prédéfini.  Cliquez sur ce menu et une autre fenêtre s’affichera.  Choisissez User preset puis le nom que vous aurez donné à vos paramètres prédéfinis (dans cet exemple Profil+Abberations+Lentille).

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6)    Si vous aviez créé un paramètre prédéfini d’importation (en bas au centre de l’interface d ‘importation), prenez soin de le mettre à jour tel qu’illustré plus bas.  De cette manière il prendra en compte vos nouvelles consignes à chaque importation.

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Voilà!  J’espère que ces explications vous seront utiles.

Cl


Lightroom ou Photoshop?

La question du jour : « Pourquoi utiliser Lightroom plutôt que Photoshop ».

La réponse courte c’est que c’est le besoin qui détermine le meilleur choix à faire.  Les deux ne servent pas exactement les mêmes fonctions.  Plus exactement, à l’achat de Photoshop vous obtenez trois logiciels : Bridge, pour gérer les photos; Camera Raw pour faire le développement des RAW et pour faire des ajustements globaux ou localisés; et Photoshop, pour faire des retouches et des ajustements très complexes.  Lightroom est plus performant que la combinaison Bridge/Camera Raw et il peut faire tout ce que ces deux derniers logiciels font.  Ses deux principaux avantages sont sa convivialité et la rapidité avec laquelle il navigue à travers votre bibliothèque.  Mais dans la gamme Adobe, seul Photoshop lui même permet de faire des retouches et des ajustements très complexes.

La réponse longue maintenant :

  • Que l’on fasse nos prises de vue en RAW ou en jpeg, on voudra un logiciel pour gérer nos fichiers numériques et un logiciel pour effectuer le développement et le post traitement de nos images.
  • Si l’on veut travailler avec les produits Adobe, on peut se demander s’il vaut mieux utiliser Lightroom ou Photoshop.
  • Photoshop est livré avec deux autres logiciels; Bridge et Camera Raw.  Bridge sert à gérer les photos; c’est un système de classement sophistiqué.  Camera Raw sert à développer les fichiers RAW et à effectuer le post traitement des photos.
  • Lightroom fait tout ce que la combinaison Bridge et Camera Raw permet de faire… gérer les photos, développer les RAW et effectuer le post traitement.  Quel est son avantage sur les deux premiers?  Son efficacité et son intégration au sein d’une interface unique, simple et conviviale!
  • Le module Photoshop en tant que tel donne accès à de nombreuses fonctions additionnelles. Le tout est de savoir si vous avez besoin ou non de ces fonctions complexes.
  • Le module Photoshop est en lui-même incapable de faire la gestion des fichiers ou le développement d’un fichier RAW; c’est pour cette raison que Photoshop Élément et CS6 sont livrés avec Bridge et Camera Raw.
  • Par rapport au travail de développement et de post traitement, la combinaison Bridge/Camera Raw permet de faire exactement le même travail que Lightroom; d’un point de vue performance technique il n’y a donc aucun avantage à passer de la combinaison Bridge/Camera Raw vers Lightroom; les avantages se situent au niveau de l’aisance d’utilisation, de la convivialité, ou du côté très pratique de la fonction historique (qui permet de retourner en arrière sans restriction).
  • Par rapport à la gestion des images l’avantage majeur de Lightroom par rapport à la combinaison Bridge/Camera Raw est que toutes les photos y sont indexées ce qui en décuple les performances.
  • Outre le développement des RAW, Lightroom (ou Camera Raw) permet de faire le des post traitement localisés puissants, incluant même la balance des blancs, appliqués de manière localisée à des portions spécifiques d’une photo.
  • Lightroom (ou Camera Raw) permet de corriger facilement et rapidement de petites anomalies dans l’image, par exemples des poussières de capteur ou une imperfection de la peau.  De même, on peut aisément éclaircir les yeux ou blanchir les dents.
  • Le traitement plus complexe, qu’il s’agisse de faire disparaître un poteau de téléphone ou des fils électriques qui traversent toute une image, de cloner un objet, d’ajuster les courbes de tonalités à une portion spécifique d’une photo, d’appliquer des filtres, etc. etc. etc., nécessite cependant de passer à Photoshop.
  • Si vous avez Photoshop seulement vous ferez le développement des RAW dans Camera Raw et les retouches complexes dans Photoshop.
  • Si vous avez Photoshop et Lightroom vous ferez le développement des RAW dans Lightroom et les retouches complexes dans Photoshop.
  • Si vous essayez Lightroom vous ne reviendrez probablement pas à Bridge/Camera Raw.  Vous serez vite conquis par l’efficacité et la convivialité de l’interface; ou par l’indexation des fichiers qui fait en sortes que tous vos fichiers sont accessibles instantanément.  Si vos fichiers sont sur un disque dur externe, ils sont même accessibles hors ligne pour diverses fonctions (sauf pour le développement).
  • C’est à chacun de déterminer si cette dépense additionnelle (environ 150$) constitue ou non un bon investissement.
  • Si vous connaissez déjà Camera Raw, le passage à Lightroom sera facile car hormis l’interface, les deux logiciels possèdent des fonctions analogues.  Par ailleurs les algorithmes mathématiques derrière ces fonctions sont absolument identiques entre les deux logiciels.  Les résultats obtenus sont par conséquent les mêmes.
  • D’un point de vue technique, si vous partez de zéro, l’apprentissage de l’un n’est pas plus difficile que l’apprentissage de l’autre.  Mais la convivialité de Lightroom se situe à des années lumières en avant de celle de Bridge/Camera Raw.
  • Il importe de noter que si vous y allez avec Lightroom seulement vous pourrez probablement faire de 80 à 100 de tout ce que vous voulez faire de vos photos : 80% si vous avez régulièrement besoin de post traitement avancé; 100% si l’apprentissage d’un logiciel complexe vous rebute ou si vous ne souhaitez pas altérer la nature de vos images.

La décision d’acheter Photoshop (version CS 6 ou Élément) implique que vous allez dédier un grand nombre, voir un très très très grand nombre, d’heures à en maîtriser les outils.  Selon moi, en photographie, Photoshop ne prend sons sens que si vous êtes décidé à faire les efforts nécessaires pour maîtriser au moins les trois catégories d’outils principaux que sont : les divers outils de sélections/détourages; les calques, les calques de réglage et les masques de fusion; et les filtres.  Si vous ne comptez pas utiliser ces outils, tout ce dont vous aurez besoin se trouve dans Lightroom.

J’ajouterais le conseil suivant.  Si vous aimez la prise de vue et voyez le post traitement comme un mal nécessaire, achetez Lightroom (ou d’autres logiciels analogues, Aperture par exemple si vous possédez un Mac et n’êtres pas d’allégeance Adobe), apprenez à le maîtriser, et vous serez heureux.

Si vous avez du plaisir à effectuer le post traitement et si les heures passées devant l’ordinateur vous procurent de la satisfaction, investissez dans Photoshop, ou encore mieux dans la combinaison Lightroom plus Photoshop, votre plaisir n’en sera que plus grand.

Une sage décision pourrait consister à acheter Lightroom et à noter la fréquence à laquelle vous vous dites : « Ha!  Si seulement j’avais Photoshop… je pourrais faire ceci ou cela! ».  Cette fréquence vous indiquera si vous devriez investir davantage.  Mais il restera alors la question suivante : Photoshop Élément ou CS 6?  Comme je ne connais pas Élément, je laisse à d’autres le soin de répondre à cette question!

Cl


Les moyens du bord

Une semaine aussi chargée que la précédente, mais plus fatigante.  Quatre dodos à l’extérieur.  Jeudi soir tous les restos affichaient complet. Je me demandais ce qui se passait.  Puis j’ai réalisé que c’était la Saint-Valentin.  Et me suis souvenu que le scénario de l’an dernier se répétait.  J’étais en train de vivre le soir de la marmotte. Il semble que je sois toujours absent à la Saint-Valentin.  Il semble que le tout Fredericton fête la Saint-Valentin au resto.  J’ai quand même trouvé une table mexicaine.  Vous vous doutez bien que je ne me laisserais pas mourir de faim!  Pour fêter la Saint-Valentin il aura fallu attendre le week end.

***

Épuisé au décollage, j’ai quand même eu l’idée saugrenue d’utiliser les moyens du bord (mon iPad) pour capturer l’atmosphère féérique qui, l’espace d’un instant, a illuminé ma fin de journée.


jpeg ou RAW?

Quelquefois, les planètes sont bien alignées!  Il y a quelques jours, j’ai reçu un courriel de Suzanne.  Elle me demandait si, dans le prochain atelier de Lightroom, j’aborderais les raisons pour lesquelles on devrait utiliser Lightroom plutôt que Photoshop.  Je me suis dit « quel beau sujet pour une première chronique technique ».  Et voilà, le bal est parti…  Merci Suzanne pour le petit « kick » de démarrage.

Cependant, comme son titre l’indique, cette première chronique de la série ne porte pas sur la question de Suzanne.  Désolé Suzanne, tu ne perds rien pour attendre, je répondrai à ta question dans la deuxième chronique.

En rassemblant mes idées pour répondre à la question de Suzanne, il m’a plutôt semblé utile de commencer par expliquer la prise de vue en RAW, avant de discuter de la pertinence d’un logiciel plutôt que d’un autre pour en faire le traitement.  Donc, la première question à laquelle je cherche à répondre dans cette série d’articles techniques est : Prise de vue jpeg ou prise de vue RAW?

  • Si l’on choisit d’y aller en jpeg à la prise de vue, l’appareil photo effectuera un prétraitement et ajustera la saturation, le contraste et d’autres paramètres en fonction des réglages sélectionnés.
  • Si l’on choisit d’y aller en RAW à la prise de vue, l’appareil photo ne fera aucun prétraitement.
  • Il en résulte que, directement au sortir de l’appareil photo, la photo jpeg est souvent plus intéressante que la photo RAW.
  • Par ailleurs, la lecture d’un fichier RAW requiert l’acquisition d’un logiciel de développement des RAW; un « déRAWtiseurs »!
  • Donc, si le photographe ne possède pas de logiciel qui permet de développer des RAW et l’ajustement des images, il devra travailler en jpeg.
  • Une autre raison de travailler en jpeg est la nécessité de disposer de photos acceptables dans un délai très court.
  • L’appareil faisant déjà un prétraitement, les images seront à toute fin utile disponibles à l’instant même où le photographe appuiera sur le déclencheur; une telle exigence est souvent celle du photographe de presse.
  • Cependant, dans le monde de la photographie numérique, il y a un quasi consensus que la photo requiert presque toujours du travail d’ajustement après la prise de vue.
  • Donc, généralement, que la prise de vue se fasse en jpeg ou en RAW, certains ajustements additionnels sont à toute fin utile inévitables.
  • Pour effectuer ces ajustements, le photographe devra nécessairement acquérir un logiciel de traitement, et comme ces derniers sont également des « déRAWtiseurs »… à partir du moment où il en fait l’acquisition, il aura donc avantage à faire ses prises de vue en RAW.
  • Voici pourquoi.  Si la prise de vue a été faite en jpeg, les performances du logiciel de développement sont très limitées.
  • Il en est ainsi car les fichiers jpeg contiennent moins d’information (256 niveaux de luminosité enregistrés à chaque pixel) que les fichiers RAW (selon l’appareil, plus de 4096 niveaux de luminosité sont enregistrés à chaque pixel).
  • Comme le fichier jpeg comprend au moins 16 fois moins d’information que le fichier RAW c’est comme si vous vouliez sculpter une statue à partir d’une statue existante.  Les possibilités qui s’offrent à vous sont alors très limitées.
  • Or avec un fichier RAW c’est comme si vous vouliez sculpter une statue à partir d’un bloc de forme cubique.  Les possibilités d’exercer votre créativité en sont décuplées.
  • La plupart des logiciels de traitement (et de développement) permettent de travailler sur les fichiers jpeg ou RAW; c’est le cas des logiciels Lightroom, Aperture et Camera Raw (fourni avec Photoshop); mais il faut savoir qu’il en existe une myriade d’autres.
  • Si l’on est d’allégeance ADOBE on peut, comme Suzanne, se demander s’il vaut mieux y aller avec Lightroom ou avec Photoshop.
  • Pour savoir ce que j’en pense, je vous invite à lire ma prochaine chronique technique.  Elle devrait être en ligne d’ici quelques jours!

Cl


D’Intensité à Lumocité

Intense semaine; bouillon de cellules grises en effervescence; que de plaisir que ce bain de compétences, d’énergie et de respect!

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(suite…)


C’est un départ

Parfois ma blonde dit que je ne suis pas « vite-vite ».  Elle n’a pas tort.  L’idée d’un photoblogue s’est cristallisée au moment où j’étais sur ces Îles magnifiques, à l’été 2011.  Cela faisait quelques temps déjà que je partageais des images sur Flickr (http://www.flickr.com/photos/clemieux/) et l’idée d’en faire un peu plus me travaillait et me rebutait en même temps.

 

(suite…)